Provenance et transparence

Ce qui vient de Suisse. Et ce qui vient d’ailleurs.

Une pièce peut être fabriquée en Suisse avec des composants importés. Une marque suisse peut aussi vendre d’autres produits fabriqués à l’étranger. Nous documentons ces réalités sans les confondre.

Quatre questions différentes

Où le produit a-t-il été fabriqué ? Nous indiquons les opérations attestées et le lieu identifié.

D’où viennent ses matières premières ? Le lait, les pierres, les céréales ou les composants peuvent provenir de plusieurs pays, parfois sans indication publique.

Où a-t-il été assemblé ? Une étape d’assemblage réalisée en Suisse ne prouve pas que toutes les pièces y ont été fabriquées.

Une marque suisse vend-elle également des produits importés ? Oui, dans certains cas. Nous le précisons lorsqu’un fabricant le documente, sans ajouter automatiquement ces produits au catalogue.

Exemples documentés

Wander décrit l’utilisation de lait suisse, d’orge européenne et de cacao d’Afrique de l’Ouest. Cailler indique du lait suisse et du cacao étranger dans certaines tablettes. Ricola utilise des herbes suisses mais se fournit également en matières premières hors de Suisse. Flumroc cite des pierres suisses et étrangères.

SIGG distingue ses gourdes en aluminium fabriquées en Suisse de ses modèles en acier et en verre produits en Chine. Swiss Diamond identifie les gammes de poêles fabriquées à Sierre et celles produites ailleurs. TRISA distingue les brosses à dents suisses de certains appareils ménagers fabriqués à l’étranger.

État des fiches : les 134 références du répertoire comportent maintenant une description structurée des opérations effectuées en Suisse et des limites des informations publiées. Certaines identifient aussi des matières premières suisses ou étrangères ; d’autres ne permettent toujours pas de connaître leur pays d’origine. La couverture documentaire des fiches est complète, mais la traçabilité des ingrédients et des composants ne l’est pas.

Voir les fiches : Ovomaltine Crunchy Cream ↗ · Laine de pierre Flumroc ↗ · TRISA AG ↗

Ce que dit le droit suisse

Pour les produits industriels, au moins 60 % du coût de revient doivent en principe provenir de Suisse et une étape essentielle de fabrication doit y avoir lieu. Pour les denrées alimentaires transformées, le seuil général est de 80 % du poids des matières premières, avec exceptions et règles sectorielles. La conformité légale ne découle donc pas d’une affirmation simpliste de fabrication intégralement locale.

Consulter l’IPI — produits industriels ↗ et l’IPI — denrées alimentaires ↗.

Horlogerie, électroménager et aéronautique

V-ZUG situe plus de 60 % de ses fournisseurs en Suisse, environ 30 % dans les pays voisins et 10 % en Asie. Cela ne signifie pas que 60 % des pièces d’un appareil viennent de Suisse. Schulthess indique travailler majoritairement avec des fournisseurs de pays voisins et fabriquer ses machines à Wolfhausen. Victorinox s’approvisionne en acier inoxydable dans plusieurs régions d’Europe, tandis que Pilatus installe des moteurs de fournisseurs spécialisés et réalise certaines personnalisations aux États-Unis.

Les sources des fabricants sont accessibles depuis les fiches concernées. Le siège d’un fournisseur, le pays d’assemblage et l’origine physique d’une pièce restent trois renseignements distincts.

Quand la provenance n’est pas connue

Nous affichons « Non documentée ». Cela ne signifie ni fabrication suisse ni importation : la source disponible ne permet simplement pas de conclure. Aucun pourcentage, pays ou fournisseur n’est ajouté par déduction.

Pourquoi les produits importés ne figurent pas dans les résultats

Swiss Made recense exclusivement des fabrications suisses documentées. Une marque peut être évoquée pour expliquer ses activités étrangères, mais ses produits entièrement fabriqués hors de Suisse ne sont pas présentés comme des références Swiss Made. Il s’agit d’un répertoire éditorial indépendant, non d’un label ou d’un audit de conformité.